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Le bois


Dépistage des cancers de l'ethmoïde : intérêt et faisabilité du dépistage des cancers nasosinusiens par suivi ORL et Nasofibroscopie chez les salariés et ex salariés exposés aux poussières de bois depuis plus de 20 ans.


Les travaux exposant aux poussières de bois peuvent être à l'origine de cancers des sinus. Le risque chez les travailleurs du bois de développer ce type de cancers est beaucoup plus élevé que chez les salariés non exposés : il est maximum pour les menuisiers et les ébénistes pour lesquels le risque est multiplié par 40.

 

Ces cancers apparaissent le plus souvent à l’âge de la retraite , mais ils peuvent survenir plus tôt , avec une augmentation importante  du risque au-delà de 20 ans d’exposition. Ils sont découverts tardivement dans la majorité des cas, tant les signes cliniques sont banaux et peu développés. La survie, à 5 ans, des personnes atteintes varie de 50 à 60 %, tous stades de développement de la maladie confondus. 

 

C'est pourquoi, les Services de Santé au Travail du Maine et Loire (SMIA, SMIEC, SMIS) en collaboration avec médecins Oto-Rhino-Laryngologistes - O.R.L. du département, des médecins conseils des CPAM d'Angers et de CHOLET, et le Service d'Epidémiologie en Santé au Travail du CHU d'Angers, ont réalisé de 2007 à 2013 une étude de dépistage systématique des cancers naso-sinusiens chez les salariés exposés ou ayant été exposés plus de 20 ans aux poussières de bois.

 

Objectif de l’étude

Evaluer l’intérêt et la faisabilité de la nasofibroscopie systématique bisannuelle chez les salariés et retraités exposés plus de 20 ans aux poussières de bois.

Matériel et méthodes

Nous  avons comparé le suivi avec dépistage par interrogatoire clinique orienté seul réalisé par le médecin du travail et le suivi avec dépistage par interrogatoire annuel orienté  et consultation ORL et nasofibroscopie tous les 2 ans.

Ont été analysés le profil épidémiologique de la population, les signes cliniques d’appel, les nasofibroscopies et examens complémentaires (TDM, IRM, biopsies) réalisés.

Pour évaluer la faisabilité du suivi ORL, nous avons étudié  le taux d’inclusion, d’adhésion et de suivi, les motifs de sortie d’étude,  les caractéristiques de la population sortie de l’étude et le nombre de suivis post professionnels réalisés.

En parallèle, nous avons étudié  la  population des patients atteints d’un cancer de l’ethmoïde dans le département pendant la durée de l’étude pour connaitre les motifs d’échecs de dépistage.

Résultats

795 salariés ont été inclus dans l’étude  (753 hommes, 26 femmes). Le taux d’inclusion est de 86%, le taux d’adhésion et de suivi annuel à la fin de l’étude était de 73% et 63%.

1403 nasofibroscopies ont été réalisées. Elles ont été considérés comme faciles dans 80% des cas, peu ou pas douloureuses dans  90 % des cas.

Toutes les zones explorées ont été visualisées dans 98 % des cas, sauf  la fente olfactive qui n’a été vue que dans 80% des cas sans anesthésie locale et dans 95% des cas sous anesthésie locale.

18,1 % des nasofibroscopies se sont révélées pathologiques (polypes, sécrétions, pus, sang, tumeur).  Aucun cas de cancer n’a été dépisté dans le cadre de l’étude.

Durant cette étude, 19 nouveaux cas de cancer de l’ethmoïde dans la population du département ont été diagnostiqués  dont  1 à un stade précoce entrait dans les critères de dépistage. Douze patients avaient plus de 60 ans, un patient sur deux était retraité. Un seul cancer des sinus  a été découvert  à un stade T2.

Conclusion

La faisabilité de la nasofibroscopie en tant qu’examen de dépistage est validée .Le suivi ORL en dépistage pour cette population est faisable et aurait permis un cas de dépistage précoce à un stade T2.

Cependant, le choix de critères plus sélectifs est nécessaire pour une meilleure adhésion du corps médical (médecins du travail et ORL) à long terme, ainsi qu’ une meilleure efficacité et rentabilité.

Ce dépistage nécessite une grande rigueur dans le suivi des dossiers (traçabilité, carte de suivi). La mise en place d’une visite de départ à la retraite et d’un suivi post professionnel systématique pour tous les salariés et retraités concernés ainsi que l’implication des médecins traitants semblent indispensables.

Cette étude sera communiquée à la HAS (Haute Autorité de Santé) pour l'élaboration de ses recommandations définitives sur la surveillance médicale des salariés exposés aux poussières de bois.

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Courrier salarié suivi-post professionnel
Attestation d'exposition aux poussières de bois
Plaquette dépistage des cancers de l'ethmoïde

Bilan de l'étude bois 04-2015



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