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Le bruit


Le bruit, agent insidieux et pernicieux


Peut-on dire : "le bruit, c'est la vie?"

Il est vrai qu'entendre nous est précieux et indispensable dans la vie quotidienne, être privé de l'audition est un handicap que nous considérons tous comme majeur.

Mais, déjà, dès qu'il masque nettement la parole, le bruit se révèle nocif :

Il crée de la fatigue, altère l'humeur, et, par le biais d'une action au plus profond de l'organisme, agit sur le système cardiovasculaire,...

A un niveau plus élevé, il atteint de façon irréversible l'oreille interne : c'est la surdité, professionnelle lorsque le bruit est subi dans l'entreprise.

Le bruit doit être combattu

Parce que c'est un fléau, qu'il a été identifié comme tel et fait l'objet d'une règlementation précise, récemment renforcée, qui implique les salariés, et aussi l'Entreprise;

Parce que la situation en atelier peut se dégrader : vieillissement des équipements, augmentation du nombre de machines, implantations de poste de travail "silencieux" en ambiance bruyante...

Et parce que travailler dans une ambiance sonore maîtrisée permet de mieux communiquer, d'être plus concentré, moins fatigué, de diminuer le risque d'accident.


Evaluer le bruit : mode d’emploi en vidéo

Le bruit fait partie des facteurs de pénibilité identifiés dans le décret du même nom. Les entreprises ne savent pas toujours comment évaluer ce risque.

L’INRS a publié en 2009 le guide ED 6035 qui explique comment évaluer et mesurer l’exposition professionnelle au bruit.

La méthode proposée repose sur 3 étapes :

  • une évaluation sommaire du risque
  • une évaluation simplifiée
  • une évaluation normalisée
Nous avons ici essayé de réaliser un support pour vous les présenter. Il a été agrémenté de quelques exemples afin de mieux comprendre les différents paramètres à prendre en compte ainsi que d’un lien vers une base de données.

Nous vous laissons le soin de vous laisser guider par la vidéo.


Pour toute question supplémentaire, n’hésitez pas à contacter votre médecin du travail ou l’un des hygiénistes du SMIA.

Les moyens ne manquent pas

En procédant à un bilan sonore de l'Entreprise (niveaux sonores de machines, de process, exposition sonore des salariés, répartition de l'énergie sonore dans les ateliers, évaluation de leur acoutisque, détection de phénomènes particuliers), on met en évidence les points critiques, ce qui permet d'envisager des actions de corrections ;

 

Celles-ci sont diverses, et peuvent porter, selon les cas, sur :

- des révisions d'implantation de postes de travail en atelier,

- des modifications d'atelier : cloisonnements partiels ou totaux, amélioration de l'acoustique, déplacements de machines (par exemple, lorsqu'installées le long de murs),

- des changements de process, souvent amenés par l'évolution technologique,

- des révisions de machines, portant par exemple sur les bâtis, les carters, les paliers,

- des aménagements de ces machines, pour supprimer la mise en vibration d'éléments, les phénomènes de résonance,

- des encoffrements de machines (en totalité ou en partie) particulièrement bruyantes.

 

La protection individuelle est aussi à considérer :

un casque auditif, des bouchons d'oreille bien choisis, mis en place correctement et sur toute la durée de l'exposition au bruit est très efficace.

Qui est concerné par la réglementation ?

Tout le monde !

Elle précise les obligations des constructeurs, des maîtres d'oeuvre, des entreprises et des salariés.

Que dit-elle ?

- les constructeurs doivent concevoir des équipements les moins bruyants possible compte-tenu de l'état des techniques, ils doivent déterminer le niveau de puissance acoustique (article R.233-84 du code du travail et décret 95-767 du 29/07/1992)

 

- les maîtres d'œuvre doivent limiter l'amplification des locaux qu'ils conçoivent (article R.235-2-11 du code du travail et arrêté du 30/08/1990)

 

- les entreprises doivent évaluer l'exposition sonore des salariés, et selon les niveaux atteints, mettre en place un plan de lutte contre le bruit, mettre à disposition des salariés des protecteurs individuels et parfois imposer leur port, signaler, voire limiter l'accès à certaines zones particulièrement bruyantes (article R.231-126 à R.231-135 du code du travail)

 

- le décret n°2006-892 du 19 juillet 2006 "relatif aux prescriptions de sécurité et de santé applicables en cas d'exposition des travailleurs aux risques dûs au bruit et modifiant le code du travail" détermine précisément les obligations de  chacun et définit trois valeurs de référence :


-    la Valeur d’exposition Inférieure déclenchant l’Action (VAI) est fixée à 80 décibels A (dB(A)), pour une exposition journalière, ou 135 décibels C (dB(C)), pour une valeur de crête (maxi sur 35 millisecondes)

-    la Valeur d’exposition Supérieure déclenchant l’Action (VAS) est, pour ces mêmes indicateurs, respectivement à 85 dB(A) et 137 dB(C)

-    en aucun cas le niveau d’exposition quotidienne du salarié portant ses protections auditives ne doit atteindre 87 dB(A), de même que le niveau de pression acoustique de crête ne doit dépasser 140 dB(C). Il s’agit de la Valeur Limite d’exposition


 Le tableau suivant présente les actions requises selon les niveaux sonores

Actions requises selon les niveaux sonores

(niveaux d'expositions définis par le décret n°2006-892 du 19 juillet 2006)

Bruit niveaux d'exposition définis par décret

Actions requises selon les

niveaux sonores

Niveaux Réglementaires

< 80 dB(A)

80 à 85 dB(A) ou Pcrête > 135 dB(C)

> 85 dB(A) ou Pcrête > 137 dBC

Réduction du bruit au plus bas niveau possible

X

X

X

Estimation de l’exposition sonore

X

X

X

Mesurage de l’exposition

 

X

X

Information et Formation des salariés

 

X

X

Surveillance médicale particulière

 

Audiométrie

Renforcée

Contrôle ouïe

Protection individuelle

 

A disposition

Obligatoire

Obligation de porter les EPI

 

 

X


Signalisation des zones bruyantes

 

 

X

Cas du décret pénibilité

Depuis le 1er juillet 2016, les entreprises doivent déclarer ceux de leurs salariés qui sont exposés  (art. D. 4161-2 du code du travail) :
  • Au moins 600 heures par an à des niveaux d’exposition quotidienne au bruit de plus de 81 dB(A) (en prenant en compte l’atténuation apportée par les protections auditives) comme exposés à au moins ce critère de pénibilité ;Et/ou :
  • Au moins 120 fois par an à un niveau de pression acoustique de crête au moins égal à 135 dB(C).

intérimaires


SMIA dossier prévenir le bruit en entreprise 2009

SMIA plaquette bruit le connaitre et se protéger apprentis moins de 18 ans MAJ 01-2016

INRS : dossier

 

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