SMIA - Service Médical Inter Entreprises de l´Anjou

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Juin 2016
Les Troubles Musculosquelettiques (TMS) recouvrent un large éventail de pathologies touchant les tissus mous à la périphérie des articulations.


Ces affections se manifestent par des douleurs et gênes dans les mouvements pouvant entraîner un handicap sérieux dans la vie professionnelle et la vie privée.


Les TMS résultent d’un déséquilibre entre les capacités fonctionnelles des personnes et les sollicitations qui apparaissent dans un contexte de travail, notamment sans possibilité de récupération suffisante. Ils affectent principalement les muscles, les tendons et les nerfs qui permettent le mouvement des pièces osseuses des membres supérieurs, du dos et des membres inférieurs. Ils sont localisés au niveau des poignets, des épaules, des coudes, du rachis, des genoux,… Le syndrome du canal carpien (SCC) est la pathologie la plus connue et la plus répandue ; les tendinites sont aussi des formes fréquentes de TMS.


Les TMS répondant à certains critères précis (type de pathologie, type de geste réalisé dans le cadre du travail) peuvent être reconnus comme maladie professionnelle au titre du tableau 57 du régime général.

LES FACTEURS DE RISQUE



Même s’il convient de tenir compte des caractéristiques individuelles des salariés (âge, état de santé, histoire individuelle,…), les TMS résultent principalement d’une combinaison de plusieurs facteurs de risques. On peut citer de façon non exhaustive :

Facteurs biomécaniques tels que répétitivité des gestes, efforts excessifs, postures et angles articulaires extrêmes ; le travail en position statique. L’exposition au froid ou aux vibrations constitue un facteur aggravant.

Facteurs psychosociaux qui conditionnent la façon dont le travail est perçu par les salariés. Cette perception résulte de 2 composantes :

  • la charge mentale
La charge mentale désigne l’activité du cerveau générée pour gérer les informations  nécessaires à l’exécution du travail. Les mouvements sont le résultat d’une stratégie d’action « pensée » pour anticiper « la meilleure façon de faire » en s’appuyant sur la mémoire des actions passées. La charge mentale est donc influencée par : les flux d’information au poste de travail, les impératifs de qualité (contrôle, tri…), les phénomènes d’anticipation, les incertitudes de production (effectuée, en cours et à venir), l’organisation des temps de travail (pauses, horaires, articulation avec la vie hors travail), les fonctionnements en marche dégradée…

  • le ressenti au travail
Le ressenti au travail est influencé par : les relations interpersonnelles dans le travail (collectif de travail), la dépendance organisationnelle du salarié et donc ses marges de manœuvres (son niveau de contrôle sur le travail), les incertitudes sur les objectifs, les repères dont le salarié dispose (définition de poste, répartition des tâches, sécurité de l’emploi)….
Des études ont établi le lien entre des manifestations physiologiques liées au « stress » et l’apparition de TMS (augmentation du tonus musculaire, diminution de la vitesse de réparation de microlésions musculaires, œdème au niveau  des tendons, sécrétion de substances favorables à l’inflammation des tendons).

Dans chaque entreprise, la combinaison des facteurs de risques est différente ; elle exige donc une appréhension particulière des situations de travail.

 

LE COUT



Coûts directs
Cotisations
Accident du Travail / Maladie Professionnelle
Indemnisation des absences à la charge de l’entreprise
Temps de gestion des dossiers
Coûts indirects
Absentéisme
Perte de productivité
(gestes ralentis, remplacement du salarié)
Perte de la capacité de production (délai, qualité …)
 

LA PREVENTION


PREVENTION

Au regard des facteurs de risque décrits plus haut, l’organisation du travail qui permet ou non au salarié de dégager des marges de manœuvre afin de réguler son activité (possibilité de changer de position, de se détendre, d’être aidé par un collègue…) apparait comme un déterminant essentiel de la prévention.
La prévention des TMS repose sur une démarche ambitieuse qui nécessite analyse et méthode. Cette démarche participative implique nécessairement des acteurs multiples puisque les facteurs sont eux-mêmes multiples. Une démarche de prévention des TMS impliquera donc :
les méthodes, les ressources humaines, la production, le médecin du travail, le CHSCT…

  • la démarche se déroulera en 4 étapes
•    mobilisation des acteurs
•    connaissance du risque
•    évaluation des facteurs de risque et identification des déterminants
•    action simultanée sur l’ensemble des causes.

Il faut remettre le travail au centre des débats puis agir sur les conditions matérielles, sur l’organisation du travail et sur les facteurs psychosociaux.

Des outils existent pour accompagner la démarche de prévention des TMS.

  • quelques exemples
•    check-list de l’OSHA : outil de dépistage
•    OREGE : outil de repérage et d’évaluation des gestes. Evaluation des facteurs de risque biomécanique

Ces outils sont décrits dans le document TC78 de l’INRS
 

En savoir +


TMS PROS bien agir, mieux prévenir

Aide financière simplifiée en appui du Programme Prioritaire National TMS-Pros sur la période 2014-2017 : les Troubles Musculo Squelettiques (TMS) restent la première cause de maladies professionnelles en France avec environ 80 % des maladies professionnels reconnues. L’objectif de cette aide est d’accompagner financièrement les établissements de moins de 50 salariés dans la mise en œuvre de leur démarche de prévention des TMS. En savoir +

INRS : Dossier TMS - Ce qu'il faut retenir

Travailler mieux : la santé et la sécurité au travail dossier TMS

AMELI : TMS, les entreprises se mobilisent  

OPPBTP : Troubles musculosquelettiques

ANACT : Troubles musculosquelettiques

Efficience Service de Santé au Travail : ordinateur portable - Prévenez les TMS  Fiche pratique
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